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Mon
ami de quarante ans, Christian Raimbaud, qui faisait du cinéma
depuis quelques années, m'a présenté un film
qu'il avait réalisé en Inde avec des membres du
CCN. Il s'agissait d'Amarnath et
nous étions en 1985. Cela m'a donné envie d'essayer
d'en faire autant.
Pratiquant
le super-8 familial depuis quelques années comme beaucoup,
j'ai voulu apprendre ce qu'est le cinéma et c'est ainsi
qu'il me conseilla de venir suivre les cours du Caméra
Club Nantais.
Sur la vingtaine de stagiaires que nous étions, j'étais
seul à vouloir faire du reportage et je me retrouvai avec
Albert Deval à tourner le making-off du film des cours.
Après
quelques expériences timides, j'étais sélectionné
au Régional de 1990 avec une réalité sur
les marchés flottants en Thaïlande.
Evidemment pour moi, c'était le plus beau des films.
Il en fut tout autrement quand je lus les fiches de cotation des
jurés :
" Souvenir de vacances. Pour faire un reportage, il est nécessaire
de s'arrêter et de rencontrer les gens. Images gratuites
et fades (j'entends par là qu'il faut aller chercher un
sourire, une main tendue, faire vivre les images) même un
mur peut parler ! " M. PIGACHE est l'auteur de ces quelques
lignes pertinentes.
Il
m'a fallu un certain temps pour comprendre et surtout appliquer
ses excellents conseils.
J'ai lu, pendant ces 15 ans dans FLASH, beaucoup d'articles mettant
en cause les jurés et si je n'ai pas toujours été
d'accord avec leurs décisions, je les ai toujours acceptées
et essayé d'en tirer profit.
Alors,
merci Messieurs (et Mesdames) les juré(e)s !
Jean-Luc
Jarousseau
mai 2002
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