CVN :

National de Bourges 2005


Les deux Festivals de Bourges

Les Rencontres Nationales de la F.F.C.V. se sont déroulées pour la première fois en Octobre. Le comité fédéral avait pris la décision dans l’espoir qu’à cette période de l’année , le public local serait au rendez-vous ainsi que les médias . Quant aux membres des clubs le changement de date a été pour beaucoup un handicap ( période de voyage pour quelques uns , travail pour les autres ). Pourtant, il semblerait que les habitués du NATIONAL n’aient pas manqué le rendez-vous. Le théâtre Jacques Cœur était presque plein.
Hélas, les Nantais ( toujours nombreux à Bourges ) étaient réduits à 9 ou 10 personnes, seuls les clubs de Cholet et Angers avaient leur représentation habituelle.

Dans les rues de Bourges fleurissaient les belles affiches du Festival du Film Ecologique : de la petite affiche de magasin aux panneaux 3 x 4 mètres on ne pouvait pas ne pas être informer… Les journaux aussi faisaient une large place à ce premier festival berruyer, tandis que les rencontres nationales de la FFCV Coeur de Vidéo n’avaient que quelques lignes ici et là … Dommage, car le programme de cette nouvelle formule était de grande qualité, présenté dans une belle plaquette illustrée des photos de chaque film.

Suivre les deux festivals était pratiquement impossible, en jonglant avec les horaires et en faisant des choix cornéliens nous avons pu voir une quinzaine de films au théâtre… et tous les films du festival écologique.
Difficile de comparer les deux manifestations placées les mêmes jours, l’une orchestrée par la Mairie de BOURGES et son maire (ancien ministre de l’environnement et de l’écologie) avec un budget énorme, l’autre organisée par la FFCV avec ses propres ressources.

Satisfaction au Palais de Congrès de voir des films de très grande tenue, la plupart réalisés par des professionnels dans le cadre d’émissions de télévision ou commandités par des organismes publics ou privés. Il y avait aussi des films d’auteurs indépendants, des amateurs qui avaient eu le courage d’aborder des sujets sensibles. Et quel plaisir de constater que les jurys, le jury du palmarès et celui des jeunes lycéens ont tous les deux récompensé des œuvres d’auteurs, amateurs membres de clubs de la FFCV.

Le Grand Prix du Festival du Film Ecologique a été attribué à Patrick Rouxel (membre du club de Vanves) pour son film Lendemains perdus (52 min). Une version courte (26 min) intitulé : Larmes de bois avait été primée l’an passé au festival du Clap et la Rose à Doué-la-Fontaine.

Les jeunes lycéens, de leur côté, ont été sensibles à la détresse des animaux blessés que l’on soigne dans des centres spécialisés. Du recueil au relacher, ce film de Geneviève Bianchi, membre du club de Vaucresson, une habituée des rencontres fédérales, nous fait découvrir les activités de divers centres de sauvegarde de la faune sauvage.

Il nous faut faire un bilan de ce long week-end passé à Bourges :

- étonnement d’abord face à la grande disparité entre la publicité pour le Festival du Film Ecologique et celle pour Coeur de Vidéo.
- impression de voir les rencontres fédérales étouffées, comme si on voulait les supprimer.
- agréable déroulement du National FFCV avec sa programmation bien organisée : le regroupement des films de jeunes, des films-minute et des films d’animation est une excellente initiative. Sympathique présentation générale des films, méthode de présentation à proposer au Festival du Film Ecologique (dont le générique, flou, n’était accompagné que de bruits d’animaux peu agréables aux oreilles.)
- absence de présentation des films programmés au Festival du Film Ecologique
- le public local n’est pas venu au Théâtre Jacques Cœur, préférant assister aux projections gratuites du Palais de Congrès.
- souhait de voir une deuxième édition du Festival du Film Ecologique, totalement dissocié des Rencontres Nationales.
- souhait de voir les Victoires de la FFCV réalisées dans une autre matière que le plâtre (qui n’a pas supporté le voyage).

Souhaitons revenir à BOURGES l’an prochain à deux reprises.

Michèle Body

Antoine - Lepeltier et J.L. Etienne