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Coeur
de vidéo 2006 à Bourges |
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Le National 2006 vient de se dérouler à Bourges où une délégation, forte de 19 membres, a représenté notre club de vidéo, le CVN. Le festival a commencé avec une sympathique animation proposée par Gérard Bailly devant un public assez peu réactif, suivie de la traditionnelle présentation du jury. Un public sans doute impatient de visionner les 74 films qui étaient au programme (l’un d’eux avait été retiré conformément au règlement puisqu’il venait d’être vendu à une chaîne de télévision). Les
films étaient répartis en 5 catégories, soit :
25 réalités, 27 fictions, 5 animations, 6 expressions
libres, et 11 films minute dont la programmation avait été
regroupée. Hors
compétition, et pour donner au jury un peu de temps de réflexion
et d’analyse, nous avons vu des extraits du DVD du Festival Zemos
98, de celui de Edison’s early movies, sélectionnés
par Ph. Sevestre, et en clôture, une modeste vidéo réalisée
lors de l’UNICA en Corée. Enfin,
le palmarès est tombé, il est le choix des cinq jurés
en leur âme et conscience, heureuse récompense pour les
auteurs primés, douloureuse sanction pour les auteurs évincés,
surprenante sélection pour un grand nombre de participants. Un
palmarès qui a été âprement discuté
lors du vin d’honneur qui a clôturé ce festival des
vidéos brèves. Un palmarès qui marquera cette dixième
année d’existence de Cœur de Vidéo à
Bourges. Côté réalités, il y a eu des sujets intéressants, mais parfois menés d’une façon trop classique, trop didactique pour émerger du lot. Dans l’ordre de passage, j’avais noté Danseur de Hip Hop de M. Lacombled, avec un montage très rythmé parfaitement adapté au sujet traité. Pour les esprits du sheik de J.P. Hué et E. Dubois qui, avec de superbes images, un commentaire très juste et un montage parfait, nous font suivre un pèlerinage en Éthiopie, et enfin Poussières de rue de M. Pouillot qui nous montre la vie précaire de quelques enfants dans une gare, à Bangkok. Côté
animation, mon seul coup de cœur est allé
à L’âme seule de J.S.
Leroux que vous avez eu le plaisir de voir au Régional à
Nantes. Les films minute sont un exercice difficile à réussir, ils ne reposent souvent que sur un gag dont la chute ne doit pas être connue ou prévisible, et ils ne sont pas souvent réellement construits. La salle a ri avec Allo j’égoutte de G. Léger et Pas ce soir de L. Neto. Difficile de faire un choix parmi les 25 films de fiction, car, à quelques rares exceptions, je les ai tous vus avec intérêt. Parmi ceux que j’ai le plus appréciés, il y a La dernière cigarette de R. Ducoing qui repose sur l’excellent jeu de l’actrice. Beaux éclairages, beaux cadrages, scénario bien mené, un vrai plaisir. Mais derrière, la concurrence était rude ! Entraves de E. Guy, une belle réalisation d’un cambriolage qui tourne mal, un film qui était au programme à Nantes. Être ou ne pas naître de L. et J. Audrain et C. Raimbaud, un sujet très fort qui n’a pas laissé le public indifférent, celui de trois femmes confrontées à une grossesse non désirée. Nous avons suivi le tournage et l’élaboration de ce film au CVN et nous y sommes sentimen-talement très attachés. Les discours de la méthode de E. Blanchard, un film bien interprété sur l’art de séduire une fille, qui, malgré son sujet plus léger, a su ne pas trop déraper. Peu de choses le second et très beau film programmé de E. Guy, avec un excellent acteur dans un rôle fort et difficile, où un homme a le courage de mettre en péril tout l’équilibre de sa vie pour défendre ses opinions. Et puis, pour clore le programme en beauté : La pensée des autres de V. Rousseu-Salet très bien construit et bien interprété, un sujet qui interpelle sur les limites de l’éducation sexuelle pour les jeunes et le rôle capital des parents. Privilégiant les qualités de l’écriture cinématographique, la force des sujets ou celle de l’interprétation, et devant l’abondance de bons films, je n’ai pas fait la même sélection que les jurés, plus sensibles que je ne le suis, aux films à effets spéciaux. Ce sont de nouvelles manières d’expression, des films de jeunes qui font preuve d’une compétence certaine, et pour cela, il convient de les encourager, comme cela a été le cas pour Vincent Pili qui a obtenu le Grand Prix pour son film IDSH66-407C . Il avait suivit le stage CVN (groupe André, Annick) il y a une dizaine d’années et semble en passe de faire son chemin… je lui souhaite bonne route. Merci à tous les auteurs pour ces deux journées de projections, et mes regrets à ceux dont j’ai aimé les œuvres et qui n’ont pas été récompensés.
Sylvie Olivès -
10/2006
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